« J’aimerais avoir plus confiance en moi… »
Combien de fois avons-nous entendu ou formulé cette phrase ? Lors d’un échange collectif que j’ai animé récemment dans le cadre d’un bilan de compétences, nous avons exploré ensemble cette question centrale. Car la confiance en soi ne tombe pas du ciel. Elle se cultive, se nourrit, évolue. Et surtout : elle peut se renforcer.
Dès le début de la séance, les participantes ont partagé des attentes très personnelles et parlantes :
- « J’ai du mal à mettre en avant mes qualités en entretien. J’y vais à reculons. » (Antoinette)
- « Je souffre du syndrome de légitimité. J’ai l’impression de ne pas être à ma place. » (Véronique)
- « Après ma rupture conventionnelle, j’ai besoin de retrouver ma confiance en moi, en mes capacités et ce que je suis pour bien me présenter et être plus sereine » (Laura)
- « J’ai besoin d’une nouvelle stratégie parce que j’ai perdu mes repères et ma confiance en moi. » (Audélie)
- « Je n’arrive pas à obtenir de CDI ; j’ai besoin de reprendre confiance en moi parce que je donne beaucoup de moi-même. Je sais que je suis compétente, mais j’ai besoin de garder mes moyens, de ne pas me laisser déstabiliser. » (Séverine)
Voici quelques pistes que nous avons partagées ensemble, à la fois concrètes et éclairantes.
1. La confiance en soi, ce n’est pas ce que vous croyez
On confond souvent confiance en soi, estime de soi et affirmation de soi. Pourtant, il s’agit de trois facettes différentes de notre rapport à nous-mêmes :
- L’estime de soi : je me considère comme une personne valable, digne d’intérêt et d’être aimé(e).
C’est l’amour gratuit de sa personne, de tout son être.
- La confiance en soi : je me sens capable d’agir, de faire, de réussir.
C’est la confiance en ses compétences, dans ses capacités à faire.
- L’affirmation de soi : je suis capable d’exprimer mes besoins et mes opinions, tout en respectant ceux des autres.
NB : ces trois dimensions ne sont pas étanchent, elles se complètent et se chevauchent bien souvent.
Avoir confiance en soi, ce n’est donc pas être sûr de tout, ni ne jamais douter. C’est oser malgré le doute.
2. Identifier ce qui freine la confiance
Avant de construire, il faut souvent commencer par déconstruire. Ce qui freine la confiance est souvent intériorisé depuis longtemps : une voix critique dans notre tête, la peur de ne pas être à la hauteur, un sentiment d’illégitimité…
Dans notre échange, plusieurs participantes ont évoqué :
- Le perfectionnisme (« Si ce n’est pas parfait, je ne fais pas »)
- La comparaison aux autres
- Le doute (« Je ne suis pas assez… »)
- Les peurs (du jugement, de faire des erreurs, de ne pas être à la hauteur, du changement…)
Identifier ces freins est déjà une étape précieuse pour mieux les apprivoiser.
Comme l’a exprimé Antoinette en fin d’échange :
« Je retiens de pouvoir travailler sur ses émotions ou surtout sur ses pensées automatiques. »
3. Se souvenir qu’on a déjà confiance… parfois
Bonne nouvelle : nous avons toutes déjà vécu des moments où nous avions confiance. Cela peut être dans un domaine précis (professionnel, personnel, créatif…) ou dans une période de vie.
💡 Un exercice simple à proposer (ou à faire pour soi) :
Se rappeler 3 réussites récentes, même modestes.
Puis demandez-vous : qu’est-ce que cela dit de moi ? De mes qualités ? De mes compétences ?
Accumuler ces petites preuves, les relire, les partager… c’est déjà nourrir un socle intérieur de confiance.
4. Agir… un petit pas après l’autre
La confiance se construit dans l’action, mais pas dans la surenchère. Inutile de sauter dans le vide : mieux vaut avancer par paliers.
Exemples de petits pas évoqués en séance :
- Demander un feedback à quelqu’un de confiance
- Accepter un compliment sans se justifier
- Sortir (un peu) de sa zone de confort
- Pratiquer la gratitude
- Se féliciter d’avoir osé, même si ce n’était pas parfait
Comme l’a très justement dit Laura à la fin de l’échange :
« Je retiens qu’il ne faut pas se coller une étiquette, que la confiance en soi peut dépendre du contexte et qu’il va être important de « switcher » (comprendre transposer la compétence développée dans une autre situation). Que les moments où on n’a pas confiance en nous, ne nous définissent pas. »
En conclusion
Renforcer sa confiance en soi, c’est un chemin d’exploration. Ce n’est ni linéaire ni magique. Mais ce chemin peut être soutenu, accompagné, partagé. C’est d’ailleurs ce que permettent les bilans de compétences ou les accompagnements plus ciblés que je propose : offrir un cadre pour identifier ses freins, activer ses ressources, et oser davantage.
🎧 Pour aller plus loin, je recommande :
Les livres de Christophe André : L’estime de soi – Imparfaits, libres et heureux – S’estimer et s’oublier –
Celui de Charles Pépin : La confiance en soi une philosophie
Ceux de Thomas d’Asembourg : Cessez d’être gentil, soyez vrai – Formation en ligne : https://www.endeveloppement.fr/l-estime-de-soi-replay/

